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Mardi 7 février 2012

Papeterie : quelques chiffres

Souvent un rayon important chez les diffuseurs, la papeterie peut venir compléter les activités presse et librairie. Mais cette activité englobe un grand nombre de secteurs différents, qu'il faut savoir développer ou laisser de côté en fonction du marché général et de ses tendances, de sa zone de chalandise, et bien sûr, de la concurrence.
Un marché très structuré

En matière d'articles de papeterie, l'Union de la filière papetière (UFIPA) distingue huit grandes familles de produits: le papier, les façonnés, les outils pour écrire et corriger, le dessin et les loisirs, les outils de classement, le matériel pour le bureau et l'école, les consommables bureautiques et la carterie.
Les fabricants vendent environ 60 % de leur production directement au commerce de détail, le reste de leurs ventes se répartissant entre les intermédiaires (25 %) et les utilisateurs finaux (15 %).
Le commerce de détail en question comprend les détaillants en papeterie, les fournituristes et spécialistes d'articles de bureau, les hypermarchés et supermarchés, ainsi que les vendeurs par correspondance (VPC) et “superstores”.
En ce qui concerne les intermédiaires, l'UFIPA distingue les grossistes, les groupements d'achats spécialisés et les groupements d'achats non spécialisés.
Les groupements d'achats spécialisés sont des centrales d'achats destinées essentiellement à des adhérents qui sont détaillants en papeterie ou fournituristes et spécialistes en articles de bureau. Ces adhérents font souvent partie d'un réseau avec enseigne. Les groupements d'achats non spécialisés sont les centrales d'achats de la grande distribution. Les grossistes, quant à eux, vendent essentiellement aux fournituristes et spécialistes en articles de bureau (48 % de leurs ventes), ainsi qu'aux détaillants en papeterie (33 % de leurs ventes).

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Quelle activité développer ?

Pour développer au mieux un rayon de papeterie, il faut observer quelque règles indispensables :
. Première règle d'or : connaître sa zone de chalandise pour définir son assortiment.
La présence d'écoles à proximité, d'administrations ou de petits commerces, le niveau socio-économique de la population du quartier, tout cela conditionne les contours de l'activité. Sur ce marché, la stratégie consiste généralement à proposer une offre double : classique (incluant la papeterie scolaire et les consommables informatiques) et fantaisie. La première subit de plein fouet la concurrence de la grande distribution, spécialisée ou non, notamment au moment de la rentrée scolaire, mais les diffuseurs gardent leur place, celle de magasins de proximité où l'on se rend pour des achats de dépannage en cours d'année. Leur force : le relationnel. Lorsqu'une mère de famille confie sa liste de fournitures scolaires, c'est qu'elle a envie d'un service clés en main. Certains parents finissent, en effet, par être un peu perdus devant les linéaires de la grande distribution...
Dans le domaine de la papeterie fantaisie, les marges sont plus confortables et l'offre sans cesse renouvelée. Le diffuseur a une bonne carte à jouer s'il propose une offre de qualité, “mode”, originale et bien mise en valeur. Suivre les tendances (licences) est, en effet, primordial, car les enfants et les adolescents sont incontestablement ceux qui lancent les modes et les suivent le plus. Du côté des crayons et stylos, l'innovation est sans cesse au rendez-vous: stylos à encre-gel, à encre pailletée, à senteur ou transparents, le choix est vaste. Pilot et Uni Ball, les précurseurs, étendent régulièrement leurs gammes, et d'autres marques s'y sont mises, notamment Bic.
Autre créneau porteur : la papeterie destinée aux loisirs créatifs. Papiers de toutes les matières et de toutes les couleurs, kits pour créer ses propres invitations, faire-part, albums-photos ou paquets cadeaux ont le vent en poupe. Les kits de travaux manuels (peinture sur soie, vitraux, feutrine, etc.) connaissent aussi un fort développement. Rien d'étonnant quand on sait que 60 % des Français pratiquent déjà une activité de création pendant leurs loisirs...
Proposer une offre suffisamment diversifiée et “tendance” devient incontournable. Cela permet de drainer une clientèle plus jeune dans les points de vente et de donner une image valorisante du magasin. À condition de savoir bien mettre en scène les produits dans des corners attractifs.

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